Séminaire « Enjeux et perspectives du Japon contemporain » - "Les nouvelles dynamiques urbaines au Japon à l’épreuve des chocs" par Natacha Aveline

Dans le cadre du séminaire « Enjeux et perspectives du Japon contemporain », Natacha Aveline (CNRS, Université Paris 1 -Panthéon-Sorbonne) interviendra sur le sujet "Les nouvelles dynamiques urbaines au Japon à l'épreuve des chocs".

 

 

 

Date : Jeudi 27 avril 2017-  17h - 19h 
Lieu : Université Paris Diderot, salle 481C (salle du Conseil - 4ème étage) - 5 rue Thomas Mann 75013 Paris (M° Ligne 14 - RER C "Bibliothèque François Mitterrand" - Bus 62, 64, 89)

 

 

Résumé de l’intervention

Au tournant de ce siècle, le Japon a connu une succession de trois chocs qui ont entraîné chacun une réaction de l’Etat pour préserver les grands équilibres macro-économiques, avec d’importants effets collatéraux sur les dynamiques urbaines. Un premier choc intervient vers la mi-1990 par l’éclatement de la « bulle foncière » qui précipite de 70% les prix des terrains dans les quartiers d’affaires centraux de Tokyo et Osaka. En réponse à la crise d’un système bancaire reposant en grande partie sur la garantie foncière, l’Etat enraye la dégradation du prix du sol en procédant à une dérégulation massive des règles de construction dans les secteurs les plus impactés. Cette politique dite de « Renaissance urbaine », combinée à l’établissement de nouveaux circuits financiers pour alimenter l’immobilier, provoque un retour des ménages et des activités vers les centres métropolitains. Il s’ensuit une déprise des franges urbaines, aggravée par un second choc : celui du vieillissement démographique qui voit la population japonaise régresser à partir de 2005. L’Etat contribue au déclin des périphéries par une politique en faveur de la « ville compacte » orientant la production immobilière vers les cœurs métropolitains, singulièrement de la capitale. Peu de temps après, l’accident nucléaire de Fukushima, en 2011, impulse de nouvelles politiques énergétiques qui trouvent une forme territorialisée avec les démonstrateurs de « smart communities» et une production diffuse de ‘smart manshon’ (logements smarts). Si là encore cette politique poursuit avant tout des objectifs macro-économiques, consistant à promouvoir le modèle de smart community à l’étranger pour y soutenir la pénétration des grands groupes nippon (Toshiba, Toyota…), ses effets sur l’urbain au Japon semblent pour l’heure peu concluants. 

 

Contacts : Adrienne Sala  <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. > / Brice Fauconnier <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. >