Retour sur la venue du professeur Oguma Eiji à Paris les 23, 24 et 25 mars 2016

La venue exceptionnelle, jeudi 24 mars 2016, de M. Oguma Eiji, professeur à l’Université de Keiô, a été l’occasion de deux événements organisés conjointement par l’Université Paris-Diderot  (LCAO) et le Centre d’Etudes Japonaises de l’INALCO au Pôle des Langues et Civilisations : un atelier rassemblant étudiants et enseignants-chercheurs autour de M. Oguma ; la projection du documentaire réalisé par ce dernier (2015) sur les manifestations contre la politique nucléaire du premier ministre Abe Shinzô.

 

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L’Empire des signes : un objet, une époque. L’Autre aujourd’hui

 

Prochaine séance : Le théâtre classique (bunraku et kabuki) dans L'Empire des signes

Mardi 10 mai 2016 à 10h (Salle des Plaques - Maison de la recherche de l'Inalco, 2 rue de Lille, 75007 Paris)

  • Lise Guiot (Docteur en Art du spectacle, Université de Paul Valéry-Montpellier III) : Roland Barthes ou notes sur le bunraku "Le visage écrit": une réponse au théâtre et à la mort
    Le premier texte que Roland Barthes consacre au Japon est intitulé « Leçon d’écriture » (1968). L’auteur y examine le bunraku. Ces lignes constitueront la première version d’un chapitre de L’Empire des signes (1970). La réflexion de l’auteur sur le bunraku est-elle le nœud de ses interrogations théâtrales ? L’éloge du bunraku nourrit un réquisitoire contre le théâtre occidental. Roland Barthes clame en effet l’éviction d’un théâtre bourgeois, asphyxié et s’élève contre une vision anthropomorphique du théâtre. Au cœur de L’Empire des signes, dans le chapitre « Le visage écrit », Roland Barthes commente le spectrum de ce visage propre aux arts du théâtre classique japonais. Entre immobilité et fragilité, la blancheur du « visage écrit » du bunraku évoque un présent étiré létal et pourtant profondément vivant. En filigrane, les mots de Roland Barthes résonnent de ceux de Paul Claudel et de Jean-Louis Barrault qui ont développé, avant lui, leur vision du bunraku
    Expérience autotélique ou inclusion de l’hétérogène dans la pensée barthésienne, ce « voyage » vers la scène du bunraku mène l’auteur de L’Empire des signes, à une mise en critique radicale du théâtre occidental et à une réflexion liminaire sur la mort.
  • Emmanuel Lozerand (Cej - Inalco) : "Quelques réflexions à propos d'un bromide de travesti oriental"

    L'analyse du montage de photographies d'acteurs de kabuki inséré au beau milieu de L'Empire des signes amène à réfléchir à la place de la "Féminité" dans l'œuvre, mais aussi à la manière dont les images y sont utilisées.
 
 
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